Marionnette et théâtre documentaire

Le quatrième Rendez-vous PuppetPlays sur Facebook a pris la forme d’une table ronde en français, conçue et animée par Carole Guidicelli, avec la participation de Sylvie Baillon (metteure en scène de la compagnie Ches Panses vertes et directrice du Tas de sable, Centre national de la marionnette en préparation) et de François Chaffin, qui se définit lui-même comme « auteur en scène » et « créateur/agitateur de nombreuses fabriques d’écriture » (Cie Théâtre du Menteur).

Marionnette et théâtre documentaire ? Une telle association a de quoi déconcerter. En donnant vie à l’objet, le marionnettiste redouble la convention théâtrale, il créé une illusion à l’intérieur d’une autre illusion. Or, la démarche du théâtre documentaire, telle qu’elle naît en Allemagne avec Erwin Piscator dans les années 1920, puis se précise avec Peter Weiss dans les années 1960, vise au contraire à confronter le spectateur (presque) directement au réel.


Réalités politiques et sociales, mémoires paysannes et ouvrières, terres laissées en friche et territoires désaffectées, tissu social abîmé… Au plus près des expériences locales, des histoires de vie, des paroles recueillies, le théâtre documentaire collecte, organise la parole, la porte pour la faire entendre mais aussi, parfois, la poétise… Et que peuvent la marionnette et l’objet dans tout ça ? Quels sont leurs tours de force, leurs atouts ? Quels leviers de mémoire sont-ils ? Quels relais de parole? Pour quelle prise de conscience et quelle subversion ?

 

 

 

Dernière mise à jour : 26/04/2021